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A quoi ressemblera la population de la France en 2070 ?

29/11/2022
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D’ici 2070, la population augmenterait moins vite ou continuerait de diminuer dans toutes les régions de France métropolitaine. 

 

Les populations des régions du Sud et de l’Ouest, où la croissance démographique est actuellement la plus forte, seraient les seules à croître sur la période 2018-2070 grâce à une contribution positive de leur solde migratoire. 

 

En 2018, la population aurait déjà dépassé son pic dans 38 départements, dont 14 depuis plus de dix ans ; d’ici 2070, 91 départements seraient dans cette situation. 
 

La population vieillirait sensiblement sur tous les territoires : dans 64 départements, plus de 30 % des habitants seraient âgés de 65 ans ou plus en 2070 alors qu’aucun département n’est dans cette situation en 2018. 
 

Outre-mer, les perspectives démographiques seraient contrastées. Dans les Antilles, la population continuerait de baisser, tandis qu’elle augmenterait vivement à Mayotte et en Guyane et dans une moindre mesure à La Réunion. 
 

Dans toutes les régions métropolitaines, la population augmenterait moins vite ou continuerait de baisser 
En 2018, la population en France était de 66,9 millions d’habitants. L’Insee a révisé fin 2021 le scénario central des projections de population : si les tendances démographiques récentes se poursuivaient, la population en 2044 atteindrait 69,3 millions d’habitants, puis diminuerait pour s’établir à 68,1 millions d’habitants en 2070. Cette perspective d’un pic démographique est partagée par toutes les régions métropolitaines : la Bourgogne-Franche-Comté, le Centre-Val de Loire, le Grand Est, les Hauts-de-France et la Normandie ont atteint leur pic démographique en 2015 et les autres régions métropolitaines l’atteindraient après 2044. Entre 1995 et 2018, la population de toutes les régions métropolitaines augmentait, avec une croissance annuelle moyenne comprise entre 0,13 % et 1,18 %. Sur la période 2018-2050, la population augmenterait moins vite dans deux tiers des régions métropolitaines et continuerait de diminuer dans le tiers restant. Entre 2050 et 2070, la croissance de la population ne dépasserait 0,1 % par an dans aucune région. En Occitanie, région où la population augmenterait le plus entre 2050 et 2070, la croissance démographique serait de 0,06 % en moyenne par an, contre 0,98 % entre 1995 et 2018. Avec les Pays de la Loire, ce serait la seule région métropolitaine à ne pas perdre des habitants entre 2050 et 2070. 
 

Sur toute la période de la projection, entre 2018 et 2070, la population augmenterait sensiblement dans les seules régions du sud et de l’ouest de la France, en particulier en Occitanie, dans les Pays de la Loire, en Corse, en Bretagne et en Nouvelle-Aquitaine, où le taux de croissance annuel moyen serait compris entre 0,13 % et 0,25 %. Il serait également positif en Auvergne-Rhône-Alpes (0,15 %). Inversement, en Normandie, Bourgogne-Franche-Comté et dans le Grand Est, le recul approcherait 0,30 % par an en moyenne. D’ici 2070, la population diminuerait aussi de manière significative dans les régions Hauts-de-France et Centre-Val de Loire, respectivement de 0,20 % et 0,13 % par an en moyenne. La population de l’ensemble des départements d’outre-mer (DOM) augmenterait, avec cependant des disparités départementales importantes. 
 

Des scénarios alternatifs d’évolution des composantes démographiques (fécondité, mortalité et migrations résidentielles) conduiraient à des constats très différents. La population augmenterait dans l’intégralité des régions ou se stabiliserait d’après le scénario « population haute », qui combine toutes les hypothèses en faveur d’une population élevée (hypothèse de fécondité haute, espérance de vie haute et solde migratoire avec l’étranger élevé), et inversement d’après le scénario « population basse ». 
 

Toutefois, le classement entre régions selon le taux d’évolution entre 2018 et 2070 resterait identique quel que soit le scénario. Ainsi, les évolutions de la population dans les régions du Sud et de l’Ouest seraient toujours les plus positives. 

 

(Source Insee)